8 juillet 2018

Fraternité...

Vendredi 6 juillet 2018 : une date mémorable. Le Conseil Constitutionnel valide ‘le principe de fraternité’. Désormais, les juges ne pourront plus condamner un citoyen français qui porte secours à un réfugié en situation illégale.

Pour ce sujet, nos ‘Sages’ sont vraiment sages. Ce qui est certain c’est que consciemment ou inconsciemment, ils font écho à des principes bibliques concernant l’accueil de l’étranger. Et, de cela, les disciples de Jésus ne peuvent que se réjouir.

A ce propos il est bon de rappeler ce que dit la Parole sur laquelle nous fondons nos rapports à Dieu et à autrui. « Si un étranger vient s’installer dans votre pays, ne l’exploitez pas. Traitez-le comme s’il était l’un des vôtres. Tu l’aimeras comme toi-même : car vous avez été vous-mêmes étrangers en Egypte. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » (Lév. 19 : 33-34). Ce texte de l’Ancien Testament est assez clair pour nous guider dans nos actions vis-à-vis des réfugiés.

Nous pourrions ajouter le texte suivant sorti directement de la bouche de Celui que nous reconnaissons comme notre seul Maître et Seigneur, Jésus. « ... Ou quand t’avons-nous vu étranger et t’avons-nous accueilli ? (…) Et le roi leur répondra : « Vraiment, je vous l’assure : chaque fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi-même que vous l’avez fait. »(Matt. 25 : 38-40).

Si nous pouvons applaudir des deux mains à la décision du Conseil Constitutionnel, utilisons aussi nos deux mains pour les tendre vers ceux que le Seigneur nous envoie. Que nos gestes d’accueil dépassent la simple embrassade mais se traduisent en dons de toutes sortes : hospitalité, relations fraternelles, aide matérielle, administrative, linguistique, spirituelle.

« … que notre amour ne se limite pas à des discours et à de belles paroles, mais qu’il manifeste sa réalité par des actes. » (1 Jean 3 : 18)

Robert Héris