11 février 2018

S’adapter...

Au sortir du sein maternel, un nouveau-né est soumis à un nouveau mode de respiration. Ses poumons doivent se déployer.

Si cette étape ne se réalise pas l’enfant ne peut pas vivre. Ce nouveau petit être entre dans ce monde en s’adaptant. D’ailleurs, tout au long de la vie, le nombre de respirations par minute changera selon l’âge. Alors qu’un nourrisson a entre 50 et 60 cycles respiratoires par minute, l’enfant, avant l’adolescence oscillera entre 20 et 30 cycles, alors que l’adulte en aura entre 12 et 20. Ce qui fait que la vie dure c’est, entre autres, notre capacité à nous adapter.

Accepter les situations qui ne sont pas toujours faciles et tirer le meilleur de l’adversité est un art que nous devrions apprendre à exercer. Ce n’est pas lorsque tout est facile que nous pouvons vraiment apprendre et acquérir la sagesse. C’est justement dans la lutte que les croyants mènent avec persévérance que se cachent bien des trésors.

De Jésus Lui-même, il est écrit : « … bien qu’étant Fils, il a appris l’obéissance par ce qu’Il a souffert. » (Héb. 5 :8). Le texte continue en déclarant que c’est dans sa victoire contre la souffrance qu’Il a été qualifié… « Et, parfaitement qualifié, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel. » (Héb. 11 : 9).

 Nous n’aimons pas entendre parler de souffrance et encore moins souffrir, évidemment ! Pourtant nous admirons Jésus et plus que cela, nous L’adorons comme notre Dieu ! Dans le texte d’Esaïe qui Le concerne, Jésus est appelé « l’homme de douleur, habitué à la souffrance... » (Es. 53 : 3). Quelle adaptation ! Quelle capacité de résistance ! « Il a été maltraité, il s’est humilié et il n’a pas ouvert la bouche... » (v.7).

 La souffrance n’est pas une fin. Dieu a toujours son mot à dire et en tout, Il a le dernier mot ! « Après tant de trouble, il verra la lumière et sera satisfait... » (v.11)    

 Robert Héris