15 octobre 2017

Qui manque de bonne volonté a toujours des excuses...

 Dans la Parabole du Bon Samaritain (Luc 10 : 25-37), Jésus met en scène trois hommes qui vont passer près de l’homme roué de coups, laissé à moitié mort sur le bord du chemin.

Un prêtre, un Lévite et un Samaritain, passeront tour à tour à proximité du malheureux.

Nous savons que le Samaritain prendra soin du moribond et que son intervention sauvera la vie de cet homme.

 En revanche que s’est-il passé dans la tête des deux premiers protagonistes ?

Il a bien fallu que ces deux ‘serviteurs de Dieu’ se trouvent de bonnes excuses pour passer outre sans secourir l’homme agonisant.

Essayons d’imaginer la manière dont ils ont pu se convaincre de faire le contraire de ce qu’ils auraient dû accomplir… Peut-être ont-ils pensé qu’ils étaient trop dignes et trop bien vêtus pour aller se salir en s’occupant du blessé ?

Il est possible aussi que leur vision du monde les poussait à penser que l’homme avait dû pécher et que, donc, il méritait ce qui lui était arrivé. (Jean 9 : 2).

Avaient-ils peut-être aussi d’autres choses plus importantes à faire dans les heures qui suivaient que de secourir un homme prêt à rendre son dernier souffle. On pourrait multiplier les suppositions. Toujours est-il que ces deux hommes ont trouvé une excuse assez forte pour se dédouaner des principes qui auraient dû les pousser à agir en faveur du blessé.

Un proverbe italien déclare que « À qui fait mal, jamais les excuses ne manquent ».

Comme chrétiens nous serons, nous aussi, régulièrement confrontés à des défis. Soutenir la maison de Dieu, aider quelqu’un, s’engager dans un service, être persévérant, ponctuel, aimable…

Alors méfions-nous des excuses comme de la peste ! Celles-ci nous pousseront toujours à désobéir à Celui qui connaît le plus profond de nos pensées (Ps. 139 : 1-2).                                                                 

 Robert Héris